La bibliothèque des contenus

 

hannah-busing-446337-unsplashCette idée ne vient pas de moi, mais elle m’a marquée, lors d’une discussion avec mon directeur. Le fait de travailler dans un environnement un peu spécifique, mêlant bibliothèque et centre de documentation, fait que nous sommes confrontés à la gestion des documents par les bibliothécaires, ouvrages, périodiques, bases de données pour l’essentiel ; et des contenus créés par les documentalistes, à savoir : notes de synthèses, produits de veilles, bibliographies, etc.

Cette configuration n’est pas courante et nous oblige à réfléchir à la valorisation de nos contenus comme au fait que ceux-ci valorisent nos actions et nos ressources.

Ainsi en est-il, par exemple, de l’Infoveilles, produit particulièrement apprécié de nos lecteurs puisqu’il est disponible au format papier (4 pages, sur un fait d’actualité, analysé et synthétisé par un de nos documentalistes) à l’accueil de la bibliothèque, ainsi que sur le site de l’École militaire, et au format PDF, en téléchargement sur notre site. C’est un document qui disparaît vite de son support et qui, selon les statistiques de visite de notre site, est plutôt bien visualisé. Le deuxième produit phare du CDEM qui sert à son rayonnement, c’est le Guetteur, bulletin de veille sur les thématiques de défense et de sécurité, qui est alimenté, via une plateforme de veille puis mis en page par nos soins, deux fois par mois. Ce document n’a pas vocation a être imprimé, mais il est disponible en format PDF sur notre site et est relayé via une mailing-list. Il est très demandé et la liste des abonnés s’enrichie régulièrement.

Ces deux produits sont créés et diffusés par la bibliothèque, au format papier et/ou électronique. Ils permettent, de part leurs contenus eux-mêmes, en tant que supports d’informations pour leurs lecteurs, de valoriser les fonds de la bibliothèque sur lesquels ils s’appuient pour leurs rédactions. En effet, les ouvrages, les revues, les journaux et les bases de données sont les première sources d’informations de nos documentalistes auxquels s’adjoignent les sites et ressources internet sur lesquels se portent leur veille.

Cet aller-retour du produit à sa valorisation, des documentalistes aux ressources, de la bibliothèque à ses contenus est très intéressant, mais la question reste à savoir s’il est pertinent de le décliner dans d’autres structures, à savoir une bibliothèque universitaire plus traditionnelle et dans d’autres thématiques ?

Et il me semble que oui… Qu’est-ce qui empêche une bibliothèque de sciences humaines de travailler à une synthèse et une bibliographie pour accompagner certains cours, conférences, journées thématiques ou événements pour à la fois, mettre en lumière ses fonds, valoriser son lien avec l’activité scientifique et culturelle de l’université et renforcer la relation professeur-bibliothèque ? La plupart des bibliothécaires qui travaillent aujourd’hui, en service commun de la documentation, ont reçu une formation de documentaliste et bibliothécaire (cf. le DEUST métiers des bibliothèques et de la documentation de Rennes 2, dont je suis issue). C’est-à-dire que, nombre de personnel en B et en A ont acquis les techniques de rédaction, de synthèse ou bien de veille, lors de leurs études. Et, s’ils ne travaillent pas spécifiquement dans un centre de documentation, en perdent le bénéfice. C’est dommage. A l’heure d’une bibliothèque de service, lieu de ressource qui doit affirmer encore et toujours son lien avec l’université, avec la communauté de recherche, serait-ce un changement de paradigme trop important que l’on ne puisse offrir ce support et développer ses contenus ?

Parce que la problématique des bibliothèques reste toujours la même : mettre en valeur la pertinence de fonds dont l’acquisition est faîte pour son public, même si celui-ci a parfois du mal à y s’y retrouver. Je pense notamment aux bases de données. En effet, on paie très cher un accès pour une documentation à haute-valeur ajoutée dont l’accès reste, encore et toujours, complexe pour le public. Mais si un premier choix, une première vision de l’étendue des ressources pouvait être mise en valeur par leur utilisation au sein de bibliographies, de synthèses, par exemple, cela en permettrait alors une première approche ?

Au-delà de l’aide à la recherche et des supports qu’elle entraînent, des travaux de valorisation (expositions, blogs, conférences, etc.) les bibliothèques ont-elle intérêt à se lancer dans la rédaction de contenus ?

Bah oui, et moi j’ai envie d’y participer parce que j’aurais l’impression de valoriser autant le lien dans lequel je travaille que les ressources qu’il contient ! Et j’aurais enfin le plaisir de sortir des supports, pour passer au contenu.

Crédit photographique : photo by Hannah Busing on Unsplash

 

Un truc (enfin des choses quoi)

Après un titre très explicite, un sketchnote qui l’est plus : voici un retour d’expérience du médialab’ dont j’ai  déjà parlé ici.

On ne vas pas en faire tout un sketch : retex au stylo 4 couleursmediadx_0001

Ce petit retour d’expérience était une commande de Cécile Arènes pour des journées pro #adbumétiers qui se sont déroulées à Saint-Étienne, les 6 et 7 juillet derniers.

Et un autre, sur lequel j’ai travaillé avec beaucoup de difficultés je dois dire, car il n’est pas facile de conceptualiser des événements historiques pour qu’ils rentrent dans un 1/2 A5 :

Les tentatives de paix en 1917

sktch_0001

Face à la multiplicité des tentatives de paix qui se sont déroulées lors de cette année, il était important de donner une vision globale des raisons de leur échec (partie gauche). La partie droite est consacrée aux principales tentatives, sachant que la situation de la Russie en 1917 : successions de gouvernements provisoires, montée au pouvoir des soviets, et en puissance des bolchévicks… et surtout la douloureuse conclusion d’une paix séparée avec la signature des accords de paix de Brest-Litovsk (finalement signés le 3 mars 1918), était trop spécifique pour être abordée dans son intégralité. Elle est donc signalée à part (cf. la petite colombe et son pansement).

Voilà, voilà. C’est une bonne expérience qui montre qu’il y a encore du chemin à faire avant de maîtriser la technique, mais bon, je suis en route !

Petit scarabée.

La procrastination et un bu-jo (bu-jo or not bu-jo ?) (article en cours)

Le bullet-journal et la procrastination, deux sujets qui inondent le web, les vlogs, les blogs, et Pinterest (réseau social numéro 1 de la procrastination !).

Si j’avais moins procrastiné, j’aurais déjà répondu à toutes les questions que vous ne vous posez plus sur le sujet car je le travaille et il me travaille tellement que j’avais cherché et investi des outils (cf. La procrastination et une tomate) et notamment le bullet-journal (ou bu-jo pour les intimes).

La vidéo d’explication, de base, est là : The analog system for the digital age… Tout est dans le titre.

Plusieurs choses cependant.

Pour moi, ce système ne vend pas du rêve. Vous ne savez pas hiérarchiser les demandes, vous n’aimez pas les carnets ni les agendas, vous ne voulez utiliser que votre téléphone ou votre tablette pour vous organiser ? Cet outil n’est pas fait pour vous, n’allez pas vous forcer, ça ne sert à rien.

Car cet outil, il faut vraiment se l’approprier, le traduire selon ses besoins et faire des essais et rater, et gribouiller.

Les pages mensuelles et journalières (si, si, vous savez déjà ce que c’est, vous avez vu les vidéos) permettent de planifier ses taches mais également, et en complément de la technique Pomodoro, d’endiguer la procrastination par la possibilité d’inscrire, dans une liste (ou collection), toutes ces petites choses qui peuvent vous passer par la tête et que vous auriez envie d’aller voir, sur Internet, ou ailleurs.

Exemple : vous écrivez un merveilleux article sur votre blog, et pouf, une idée de lecture intervient, ou bien vous vous souvenez que vous n’avez pas envoyer un mail pour Machin. Et bien, au lieu d’interrompre votre activité, et l’énergie qui lui correspond, vous le notez dans votre collection ad hoc.

quit_bujoing

Ce qu’il n’est pas

Pour moi, et définitivement, le bu-jo n’est pas un journal intime, il n’est pas un réceptacle d’injonctions de bien être et de citations en anglais pour se lever plus tôt, pour aller prendre une douche, pour être soi-même… Mais, il est tout de même un outil de développement personnel.

Il est

surtout un outil de travail, d’organisation, une tête avec laquelle mes jambes peuvent fonctionner (a peu près) ;

un archive du travail en cours ou effectué ;

et, clairement, malgré tout mes dénies, un outil d’auto-valorisation parce que c’est cool, finalement, de voir tout ce que l’on peut accomplir dans la vie, dans une journée ;

 

 

À l’arrache : un chronodex (ce truc, proche du spiraldex, mais ça ne vous parle peut-être pas plus ?)

chronodexAlors, alors. Quand on fait un peu de bullet journal et que l’on passe du temps à le perdre sur Pinterest, réseau social dédié à la procrastination, au rêve et aux plats de pâtes qui font baver, on voit ce genre de truc bizarre : chronodex ou spiraldex. Avant de faire le médialab « On ne vas pas en faire tout un sketch », cf ici, je ne savais pas trop comment l’utiliser, ni pourquoi, ni si c’était pertinent. Et puis, finalement, lorsque l’on a besoin de (se) rendre compte de certaines tâches : nombres d’heures passées à faire ceci ou cela (et, pour les plus pervers, nombres d’heures à ne pas faire ceci ou cela -mais moi, je ne suis pas complétement maso, je ne l’utilise pas en dehors des journées au travail) et bien cet outil est fort pratique ! On se crée un code couleur et on on complète la forme selon le temps passé, sachant que chaque heure est découpée en 1/4 d’heures et que, si l’on accomplit deux taches en même temps, on peut refaire un trait en hauteur pour témoigner de ces deux taches. Moi, là, par exemple, je mange un délicieux sandwich (oui, j’ai faim, d’où la référence aux pâtes) tout en rédigeant cet article (et c’est mal !) donc, si je voulais, je pourrais noter ces deux taches parallèles sur mon chronodex. Si j’ai le temps, je vous ferai des petites images, c’est mieux qu’un long discours (c’est ce qu’elles ont dit, au médialab ; j’ai bien retenu).

En attendant, vous pouvez cliquer sur le lien sous l’image pour télécharger cette planche de chronodex en .pdf chronodex

Le lien pour le télécharger est ici : spiraldex

Bon appétit !

Je procrastine pas, j’infuse

procraJ’ai eu le plaisir de participer récemment au médialab (atelier-laboratoire organisé par Médiadix, un vil repaire d’infâmes bibliothécaires !!) :  « On ne vas pas en faire tout un sketch ». Cet atelier, animé par Magalie Le Gall et Perrine Cambier-Meerschman, m’a permis de découvrir et parfois de poser un nom sur des techniques de pensée visuelle que j’utilise déjà un peu régulièrement dans mon travail, même si je préfère quand même l’anarchie graphique en général (c’est mon côté punk).

anarchie graphique

Tout en faisant le point sur la boîte à outil de la pensée visuelle : mindmap, carte heuristique, sketchnote, story-board, kanban, etc. nous avons pu discuter de leur place dans les environnements de travail et du fait qu’ils ne devaient pas être l’apanage du ou de la créatrice de service : celle (ou celui) qui fait des petits dessins ou du scrapbooking : des choses jolies quoi (scrogneugneu) pour se faire plaisir, pour passer le temps.

creatif

Oui, bon en plus on avait droit à des beignets au chocolat, je n’ai pas pu résister…

Le point central de ces deux jours de formation, était de s’initier au sketchnoting :

sketcnote1

sketcnote2

Découvrez le sketchnoting par Magalie Le Gall

De s’approprier une technique et une méthodologie relativement simples. Relativement, car il s’agit d’un côté de faire ses gammes : avoir un répertoire de pictogrammes disponibles (pour le sketchnote notamment) et que l’on développe régulièrement, c’est du travail. De plus, cette technique demande à développer son esprit de synthèse. En effet, lorsque l’on assiste à une conférence, à un cours, on a souvent envie de tout noter, de peur d’oublier quelque chose de précieux. Le sketchnote ou croquinotes demande un recul, une synthèse pour que la traduction visuelle soit possible.

Synthèse, mémorisation, un indéniable aspect ludique, le sketchnote a vraiment du bon pour faciliter la prise de note et la mémorisation. Il existe pour moi une ambiguïté sur le partage de ce genre de prise de notes. Certaines sont un moyen de médiation et sont donc destinées a être partagées dans un espace-temps déterminé et d’autres sont beaucoup plus personnels et peu lisible pour l’extérieur.

En tout cas, et je retiendrais cela : on n’est pas obligé de faire joli, tant que l’on fait clair !

Pour un billet qui devait parler de procrastination et de créativité, c’est raté. Ce sera pour une prochaine fois !

Procrastination, mon amour

Bon, il y  avait du Marguerite Duras au concours de conservateur des bibliothèques, et moi, je me suis bien amusée, j’ai rebalancé tout ce que j’avais entendu dans l’excellente émission de février de Studio 404 (l’émission de société numérique). Et même si je n’ai pas répondu correctement au sujet et qu’il y avait pas mal d’approximation dans ma copie, je me suis fait plaisir (mot-dièse masochiste).

studio404_cover

J’ai au moins 6 articles en attente sur ce blog, dont plusieurs qui parlent de la procrastination… Coïncidence ? Je ne crois pas.

Alors, tant qu’à ne pas avancer, autant parler podcast. Je vous propose donc mes plus préférés épisodes de podcasts de ces derniers temps (avec pas que des trucs récents, attention). Si vous avez des propositions, je suis toute ouïe !

#1 : mon meilleur 2 heures de perdues : Die Hard – Piège de cristal, quoi. Je l’ai écouté en courant, je me suis étouffée de rire plusieurs fois, pas une bonne idée, en plus, les autres coureurs me regardaient bizarrement… C’est plein de blagues potaches, pas toujours subtiles, mais on ne peut s’empêcher de rire avec les différents animateurs de cette émission sympathiquement foutraque et très aléatoire. Grâce à eux, j’ai découvert Fast & Furious, je ne les remercie pas.

2hdp

#2 L’interview de Pénélope Bagieu dans La poudre. Ce podcast est pour moi une découverte totale, j’avoue ne pas être totalement fan de la voix justement très poudrée de son animatrice, mais c’est une émission intelligente qui laisse la place à ses invitées, la parole est libre, vraie et touchante. Et j’étais ravie d’écouter cet entretien de l’auteur Des culottées (vivement mon anniversaire, d’ailleurs).

la_poudre_cover

#3 : le très marquant épisode 60 Words de Radiolab (en anglais). Sur les 60 mots prononcés par le président Bush, après le 11 septembre et qui plongèrent les États-Unis dans une guerre sans fin. Radiolab est le podcast qui m’a fait découvrir ce média. Malgré parfois les difficultés d’une écoute en anglais, il est très compréhensible. Souvent drôle, parfois émouvant, toujours intéressant et très américain dans son côté storytelling, la qualité du montage, l’intelligence des animateurs, la diversité des sujets le rendent particulièrement accrocheur et attachant. Les sujets sont très variés, surtout tournés vers les sciences et les faits de société.Radiolab_1

Et vous, qu’écoutez-vous ?

 

En 2017, on s’organise (et c’est bath).

Semainier, planning, mémo, bullet journal (parlons-en, un jour), agenda, kakebo (grande révolution dans ma vie), tous les moyens, les outils, les médiums sont bon pour s’organiser.

J’aime avoir de belles choses, papeterie, crayons, affiches, sur mon bureau professionnel, de fait, un vulgaire calendrier cartonné 2017 me donne envie de prendre la fuite.

Alors j’ai créé un semainier original au format A4, un autre au format A5, et, pour moi, j’ai détourné un super semainier de Ruban Collectif. De fait, je n’en mets qu’une image, car, pour le coup, il est à usage personnel celui-là parce que, bon, c’est un peu, carrément, du plagiat…

Pour les autres, vous pouvez les télécharger ici (en cliquant sur les images) :

semainier-19c80Avec, en plus, le calendrier mensuel de ma bibliothèque qui s’appuie sur le site Unsplash, une super source d’images libres de droit en haute qualité et du calendrier en creative commons de Frédéric Beaucamp.

calendriers-46f87

Et voilà.

 

 

Des booléens et des lapins

lapin_rigolo
Lorsque des bibliothécaires ou des documentalistes forment aux outils de la recherche documentaire, ils insistent en général sur les opérateurs booléens. Ces opérateurs logiques permettent d’écrire des équations très élaborées pour obtenir de l’information pertinente. Ils supposent une recherche autour du sujet pour déterminer des mots-clés, des synonymes, des termes techniques par l’emploi de dictionnaires, encyclopédies, manuels, connaissances préalables…

boolens

Cette pratique est ancrée dans l’utilisation de bases de données complexes, très structurées, autrefois difficiles d’interrogation (quoique, autrefois…). Aujourd’hui, la fausse simplicité de l’utilisation des moteurs de recherche incite les étudiants (notamment) à abandonner ces équations complexes pour se tourner vers des interrogations en langage naturel.
Le problème est que, si certains moteurs de recherche tel Google et DuckDuckGo, travaillent sur la recherche sémantique,

« La recherche sémantique a pour objectif d’améliorer la précision de recherche par la compréhension de l’objectif de recherche et la signification contextuelle des termes tels qu’ils apparaissent dans l’espace de données recherché, que ce soit sur le Web ou dans un système fermé, afin de générer des résultats plus pertinents ».  fr.wikipedia.org/wiki/Recherche_sémantique

de nombreuses bases de données s’appuient sur des moteurs de recherche qui utilisent toujours un système structuré dans lequel les opérateurs ont toute leur place et leur utilité (opérateurs booléens, opérateurs de proximité mais également champs de recherche : titre, auteur, résumé, mots-clés…). Or, en général, les étudiants ne font pas la différence entre langage naturel et langue d’indexation et leurs habitudes de recherche font qu’ils n’utilisent pas ou peu les opérateurs dans les bases de données scientifiques (je parle ici des pratiques observées en formation à la recherche documentaire, je n’ai pas de chiffres exacts).

Si Google semble bien enterrer la recherche par opérateurs (disparition du ~ pour la recherche de synonymes, du + pour forcer la recherche sur la forme exacte du mot et invalidation du – pour le NOT…), la réalité d’un web sémantique ne touche pas encore la majorité des bases de données utilisées par les étudiants (essayez Europresse, par exemple, mouhahaha !).

Le n° 340 de la revue BASES, titre sur la disparition des opérateurs booléens pour la recherche internet généraliste. Il en ressort cependant que, malgré des travaux comme le Rankbrain de Google, la recherche en langage naturelle est certes pertinente, mais finalement encore limitée.
Ils conseillent d’ailleurs une méthode en 3 étapes :

  1. tout d’abord, faire une requête en langage naturel pour laisser le moteur réfléchir à sa place et découvrir des ressources que l’on n’aurait pas pensé chercher (ouais sérendipité, ok) ;
  2. faire une requête plus traditionnelle pour affiner sa recherche et explorer les pistes trouvées précédemment ;
  3. et enfin, utiliser une requête sous forme de réponse, notamment si l’on manque d’éléments précis (c’est-à-dire une requête telle que : « la recherche sémantique est » au lieu de « recherche sémantique définition »).

Le problème c’est qu’il s’agit encore ici d’une pratique de spécialistes. Et la confusion grandit car la méthode de recherche entre les différents outils se différencie de plus en plus.

Lors de mes formations, j’insiste sur ces différences en présentant les spécificités des outils et de leurs modes d’interrogation : b ase de données spécialisée vs catalogue de bibliothèque moyenne vs moteur de recherche internet.


Le problème c’est que de plus en plus de bases de données proposent un mode d’interrogation simple s’appuyant sur le modèle Google tout en fonctionnant sur un système standard avec opérateurs, nous en laissant la surprise. C’est troublant, obscur, et cela complexifie le travail pour la personne qui fait la recherche.

En résumé, il me semble encore tout à fait intéressant de parler des opérateurs booléens en formation car cela permet d’évoquer la complexité de la recherche, du fait de ne pas se cantonner à deux ou trois termes vaguement extraits de son sujet, mais de questionner la pluralité des sens, la synonymie, les sujets connexes, mais également de la complémentarité des outils.

Petits liens post week-end makers/hackers

mrr.jpg Parce que je meurs d’amour pour Elliot Alderson et que j’ai toujours rêvé de faire un mémoire sur l’esthétique de l’informatique dans la culture populaire : un article (en anglais) sur l’aspect réaliste du piratage informatique dans la série Mr Robot.

Parce qu’il y a un hobbit qui sommeille en chacun de nous et que des makers qui ont une démarche écologique, économique, écoresponsable forte, ça remonte le moral : la Tiny house de Lætitia.

Parce que Google n’est pas ton ami : deux ans de Dégooglisons l’Internet par Framasoft, une communauté qui promeut le logiciel libre.

Et enfin, parce que j’ai eu le plaisir de les rencontrer lors de Nuits blanches ce samedi, à Paris : de la lutherie hybride, des makers et du falab en puissance (et puis bon, ils ont participé au Hackerspace Festival, alors la boucle est bouclée) : le collectif Trublion et ses instruments peu communs !

hurgy-toys

Hurgy toy par Léo Maurel