The « F » word : trouver de l’information… (et ensuite ?)

Unicorn

Je suis tombée sur cet article d’Emma, bibliothécaire spécialiste en compétences informationnelles à l’université East Anglia, auteur du blog The mongoose librarian qui m’a fait réfléchir aux formations à la recherche doc que l’on délivre en bibliothèque universitaire. La plupart du temps, j’ai l’impression que les articles sur les compétences informationnelles enfoncent des portes ouvertes (pour assoir une quelconque validité extrinsèque de la recherche documentaire en général ?). Mais cet article-ci a le mérite de mettre l’accent sur une partie des compétences de la recherche que nous n’avons souvent pas le temps d’aborder en formation : la distinction des sources.
La plupart des méthodologies, la mienne incluse, insiste sur le fait de trouver l’information. Pour Emma, dans ce monde submergé d’infos, trouver de l’information, est assez aisé. Trouver la bonne information, ce qui implique de critiquer, de juger, de distinguer et de réfléchir, n’est, finalement, pas une évidence.
Pour l’auteur de cet article, le plus important, est ce que l’étudiant doit faire de l’information trouvée. Comment va-t-il créer du sens autour d’elle ? Et surtout, lui fournit-on, à la fac, la méthode pour le faire ?
En bibliothèque, pour présenter le concept d’information, on adopte deux postures. La première est celle de la recherche d’information : chercher, trouver, c’est fini !
La seconde est plus académique : on cherche de l’information, on la lit, on l’exploite, on la critique.
Trouver est une étape de base que l’on peut aborder avec les premières années. Ensuite, il faut appréhender la manière dont on utilise l’information. Il s’agit alors de s’engager dans une pratique académique.
Globalement, même si la question de l’exploitation des documents n’est pas abordée en formation à la recherche documentaire, il est bon de prendre le temps d’expliquer que le moment où l’on trouve l’information n’est pas une fin, mais le début de tout le travail.
Et là, je vois déjà le désespoir dans l’œil des étudiants !

La question qui reste ouverte, c’est comment et avec quelle validité peut-on travailler ces étapes avec les étudiants ? Est-ce du ressort de la bibliothèque universitaire ou enseignants ? Je suppose qu’aujourd’hui, il n’y a pas de réponse idéale, cela dépendra des demandes des enseignants, des étudiants, de la politique de la bibliothèque, du temps et des compétences de son personnel…

En attendant, pour les étudiants qui cherchent de la méthodologie (ce qui m’a tellement manqué pendant mes études, il faut le dire), je ne saurai que trop conseiller l’achat et l’exploitation assidue de cet excellent livre québecois Pour réussir, guide méthodologique pour les études et la recherche de Bernard Dionne.

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