La procrastination et un bu-jo (bu-jo or not bu-jo ?) (article en cours)

Le bullet-journal et la procrastination, deux sujets qui inondent le web, les vlogs, les blogs, et Pinterest (réseau social numéro 1 de la procrastination !).

Si j’avais moins procrastiné, j’aurais déjà répondu à toutes les questions que vous ne vous posez plus sur le sujet car je le travaille et il me travaille tellement que j’avais cherché et investi des outils (cf. La procrastination et une tomate) et notamment le bullet-journal (ou bu-jo pour les intimes).

La vidéo d’explication, de base, est là : The analog system for the digital age… Tout est dans le titre.

Plusieurs choses cependant.

Pour moi, ce système ne vend pas du rêve. Vous ne savez pas hiérarchiser les demandes, vous n’aimez pas les carnets ni les agendas, vous ne voulez utiliser que votre téléphone ou votre tablette pour vous organiser ? Cet outil n’est pas fait pour vous, n’allez pas vous forcer, ça ne sert à rien.

Car cet outil, il faut vraiment se l’approprier, le traduire selon ses besoins et faire des essais et rater, et gribouiller.

Les pages mensuelles et journalières (si, si, vous savez déjà ce que c’est, vous avez vu les vidéos) permettent de planifier ses taches mais également, et en complément de la technique Pomodoro, d’endiguer la procrastination par la possibilité d’inscrire, dans une liste (ou collection), toutes ces petites choses qui peuvent vous passer par la tête et que vous auriez envie d’aller voir, sur Internet, ou ailleurs.

Exemple : vous écrivez un merveilleux article sur votre blog, et pouf, une idée de lecture intervient, ou bien vous vous souvenez que vous n’avez pas envoyer un mail pour Machin. Et bien, au lieu d’interrompre votre activité, et l’énergie qui lui correspond, vous le notez dans votre collection ad hoc.

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Ce qu’il n’est pas

Pour moi, et définitivement, le bu-jo n’est pas un journal intime, il n’est pas un réceptacle d’injonctions de bien être et de citations en anglais pour se lever plus tôt, pour aller prendre une douche, pour être soi-même… Mais, il est tout de même un outil de développement personnel.

Il est

surtout un outil de travail, d’organisation, une tête avec laquelle mes jambes peuvent fonctionner (a peu près) ;

un archive du travail en cours ou effectué ;

et, clairement, malgré tout mes dénies, un outil d’auto-valorisation parce que c’est cool, finalement, de voir tout ce que l’on peut accomplir dans la vie, dans une journée ;

 

 

À l’arrache : un chronodex (ce truc, proche du spiraldex, mais ça ne vous parle peut-être pas plus ?)

chronodexAlors, alors. Quand on fait un peu de bullet journal et que l’on passe du temps à le perdre sur Pinterest, réseau social dédié à la procrastination, au rêve et aux plats de pâtes qui font baver, on voit ce genre de truc bizarre : chronodex ou spiraldex. Avant de faire le médialab « On ne vas pas en faire tout un sketch », cf ici, je ne savais pas trop comment l’utiliser, ni pourquoi, ni si c’était pertinent. Et puis, finalement, lorsque l’on a besoin de (se) rendre compte de certaines tâches : nombres d’heures passées à faire ceci ou cela (et, pour les plus pervers, nombres d’heures à ne pas faire ceci ou cela -mais moi, je ne suis pas complétement maso, je ne l’utilise pas en dehors des journées au travail) et bien cet outil est fort pratique ! On se crée un code couleur et on on complète la forme selon le temps passé, sachant que chaque heure est découpée en 1/4 d’heures et que, si l’on accomplit deux taches en même temps, on peut refaire un trait en hauteur pour témoigner de ces deux taches. Moi, là, par exemple, je mange un délicieux sandwich (oui, j’ai faim, d’où la référence aux pâtes) tout en rédigeant cet article (et c’est mal !) donc, si je voulais, je pourrais noter ces deux taches parallèles sur mon chronodex. Si j’ai le temps, je vous ferai des petites images, c’est mieux qu’un long discours (c’est ce qu’elles ont dit, au médialab ; j’ai bien retenu).

En attendant, vous pouvez cliquer sur le lien sous l’image pour télécharger cette planche de chronodex en .pdf chronodex

Le lien pour le télécharger est ici : spiraldex

Bon appétit !

Procrastination, mon amour

Bon, il y  avait du Marguerite Duras au concours de conservateur des bibliothèques, et moi, je me suis bien amusée, j’ai rebalancé tout ce que j’avais entendu dans l’excellente émission de février de Studio 404 (l’émission de société numérique). Et même si je n’ai pas répondu correctement au sujet et qu’il y avait pas mal d’approximation dans ma copie, je me suis fait plaisir (mot-dièse masochiste).

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J’ai au moins 6 articles en attente sur ce blog, dont plusieurs qui parlent de la procrastination… Coïncidence ? Je ne crois pas.

Alors, tant qu’à ne pas avancer, autant parler podcast. Je vous propose donc mes plus préférés épisodes de podcasts de ces derniers temps (avec pas que des trucs récents, attention). Si vous avez des propositions, je suis toute ouïe !

#1 : mon meilleur 2 heures de perdues : Die Hard – Piège de cristal, quoi. Je l’ai écouté en courant, je me suis étouffée de rire plusieurs fois, pas une bonne idée, en plus, les autres coureurs me regardaient bizarrement… C’est plein de blagues potaches, pas toujours subtiles, mais on ne peut s’empêcher de rire avec les différents animateurs de cette émission sympathiquement foutraque et très aléatoire. Grâce à eux, j’ai découvert Fast & Furious, je ne les remercie pas.

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#2 L’interview de Pénélope Bagieu dans La poudre. Ce podcast est pour moi une découverte totale, j’avoue ne pas être totalement fan de la voix justement très poudrée de son animatrice, mais c’est une émission intelligente qui laisse la place à ses invitées, la parole est libre, vraie et touchante. Et j’étais ravie d’écouter cet entretien de l’auteur Des culottées (vivement mon anniversaire, d’ailleurs).

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#3 : le très marquant épisode 60 Words de Radiolab (en anglais). Sur les 60 mots prononcés par le président Bush, après le 11 septembre et qui plongèrent les États-Unis dans une guerre sans fin. Radiolab est le podcast qui m’a fait découvrir ce média. Malgré parfois les difficultés d’une écoute en anglais, il est très compréhensible. Souvent drôle, parfois émouvant, toujours intéressant et très américain dans son côté storytelling, la qualité du montage, l’intelligence des animateurs, la diversité des sujets le rendent particulièrement accrocheur et attachant. Les sujets sont très variés, surtout tournés vers les sciences et les faits de société.Radiolab_1

Et vous, qu’écoutez-vous ?

 

Petits liens post week-end makers/hackers

mrr.jpg Parce que je meurs d’amour pour Elliot Alderson et que j’ai toujours rêvé de faire un mémoire sur l’esthétique de l’informatique dans la culture populaire : un article (en anglais) sur l’aspect réaliste du piratage informatique dans la série Mr Robot.

Parce qu’il y a un hobbit qui sommeille en chacun de nous et que des makers qui ont une démarche écologique, économique, écoresponsable forte, ça remonte le moral : la Tiny house de Lætitia.

Parce que Google n’est pas ton ami : deux ans de Dégooglisons l’Internet par Framasoft, une communauté qui promeut le logiciel libre.

Et enfin, parce que j’ai eu le plaisir de les rencontrer lors de Nuits blanches ce samedi, à Paris : de la lutherie hybride, des makers et du falab en puissance (et puis bon, ils ont participé au Hackerspace Festival, alors la boucle est bouclée) : le collectif Trublion et ses instruments peu communs !

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Hurgy toy par Léo Maurel

Mon vélo, mon amour, mes emmerdes…

Faire du vélo.

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Vous voyez ces beaux vélos vert d’eau, maintenant, l’un des deux est ma nouvelle licorne (photo La Bicyclette)

J’ai mis tellement, tellement, tellement, tellement longtemps à passer mon permis (je viens de le récupérer hier à la poste, de la sueur, du sang, des larmes et ça n’a plus que la taille d’une carte bancaire ?) que le vélo a été mon partenaire pendant mes études à Rennes, mon boulot à Fougères, à Angers (avant de tomber en panne) et puis à Paris.

Pourtant, j’enchaîne toujours les emmerdes et je ne sais combien de fois j’ai du le faire réparer depuis que je l’ai (le nouveau, pas l’ancien pourri qui est allé se faire recycler ailleurs). J’ai crevé deux fois, au bout de la deuxième fois, j’ai fait mettre un super pneu Schwalbe, changer le fond de jante -conseil de frangin, dévoiler la roue… Et le truc le plus bête : j’ai fais régler mon guidon. Je dis bête parce que je me suis fait une double tendinite aux pouces car il était légèrement trop bas.

J’ai également mystérieusement déraillé deux fois de suite le jour où je suis allée chez le kiné pour être sûre d’avoir les mains bien bien pleines de graisse avant d’aller à mon rendez-vous. Depuis, plus rien, ah ah, la bonne blague !

Dans le titre, j’aurais du rajouter, ma procrastination : je mets toujours un temps fou à le réparer ou plutôt à le faire réparer, étant devenue allergique à la réparation des vélos (les vélos pourris achetés à Emmaüs et moi, avons une longue histoire de réparations). J’ai donc passé du temps à y penser avant d’agir et j’ai finalement fait réparer mon ancien vélo, une fois, deux fois, x fois, jusqu’à ce que le coût des réparations dépasse celui du vélo. Une entrée de gamme ça ne tient pas du tout la route dans une utilisation quotidienne. Mais alors pas du tout… Et chez Décathlon, ils ne sont pas franchement bon en réparation.

Aujourd’hui, j’ai deux vélocistes super : Cycles Éric à Suresnes et la Bicyclette, l’atelier, rue Crozatier dans le 12ème. Pour les seconds, même pas besoin de faire de publicité ! Le père tient une boutique neuf et occasion dans la même rue et les fils font les réparations. Ils sont toujours plein, mais disponibles.

Je suis passée samedi matin et l’on m’a réparé mon vélo entre deux arrivées (que des bricoles, heureusement pour moi, mais la perte de mon frein avant sur la route, c’était un peu urgent à faire réinstaller). Et je n’ai rien payé… Pendant le temps où j’étais là, je ne sais combien de personnes sont passées pour déposer un vélo, réparer sur place en vitesse, faire regonfler leurs pneus… J’ai déposé un pourboire dans le petit cochon à la caisse, quand même. J’étais ravie de pouvoir repartir immédiatement avec un frein retrouvé dans la boutique, une selle rehaussée, un pneu remis droit et une chaîne vérifiée.

Voilà, j’ai retrouvé mon identité parisienne avec mon vélo, et si je peux vous donner un conseil, si vous avez les moyens de le suivre (moi je n’ai pas pu, pour le moment) : investissez ! Dans un bon vélo, dans un système Shimano de gamme Sora, Deore, Deore Lx au max (en évitant Alivio, Acera ou Altius – merci Maxime pour le conseil). Dans un bon cadre, dans un casque (conseil de ma kiné) et dans des barrettes réfléchissantes.

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Et si vous voulez vous faire plaisir, en tant que fille, avec un super système de sac élégant et pratique (et tellement bien pensé), offrez-vous un sac Lady Harberton Messenger découvert sur le blog Mange tes légume

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ça, c’est Camille avec son sac Lady Haberton

Toutouyoutou

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Suite au concours lancé par Sonia du blog Hello bioty , j’ai eu le plaisir de gagner une entrée à la salle de sport de mon choix avec Gymlib. J’avais déjà eu l’occasion d’utiliser cette plateforme pour m’inscrire pour des séances Run & Yoga ou pour tester une séance de Yoga Bikram. Là, pour changer, j’ai décidé de tester l’Aquabiking. Et pour que ce soit plus fun, évidemment, j’y suis allée en vélo (enfin, je veux dire que j’ai chevauché ma licorne Pistache). Après tout ce travail sur les rencontres Arctiques, je méritais bien une petite remise en forme.

Et c’était bien bien cool !! J’ai choisi une séance dans le 7ème, à la Maison Popincourt : c’est mignon, on est bien accueilli et la coach est super. Comme les places sont limitées, elle peut vraiment corriger les postures, on se sent accompagné et la séance est bien construite.

En vélo dans Paris, j’ai l’impression de pédaler en milieu hostile et je reste concentrée sur une idée : rentrer en vie ! Donc je peste, je grogne et j’esquive. Une séance d’aquabiking, à côté, c’est du rêve, de la détente, le summun de la coolitude en version séance de fractionné ! C’était assez intense niveau cardio mais en même temps, très doux pour les articulations puisque l’on est supporté par l’eau. La séance mélange différents rythmes, différentes postures et contient également du renforcement musculaire avec des haltères notamment. Entre le fractionné, le renforcement et le drainage, je me suis vraiment sentie détendue à l’issue de la séance. Définitivement à refaire !

Encore merci à Sonia pour son concours et, en attendant, je vais retrouver mes séances de Gym Direct pour continuer à me maintenir en forme pendant les vacances.

 

Procrastination

Quit procrastinating

Aaaah la procrastination, mon amie, ma partenaire, ma faiblesse, ma force ?

Il faut du temps, ou une bonne analyse, pour délier les écheveaux des motifs qui nous poussent à procrastiner. Moi, c’est la peur de voir, dans mon travail (artistique ou intellectuel), les limites de mes compétences ou de mon intelligence. Je préfère procrastiner, faire tout au dernier moment, pour éviter de faire bien les choses et d’être jugée à travers elles.

Et puis la procrastination, qui n’a pas eu besoin d’Internet pour voir le jour (je me souviens de ma méthode pour rédiger mes dissert’ de philo, lorsque je passais des heures au CDI ou à la bibliothèque municipale pour lire sur les sujets de ma dissert, me laissant porter par la sérendipité pour finir par rédiger le dimanche soir pour rendre la copie le lundi matin…), est mon dada depuis quelques années, parce qu’elle permet aussi des créations intéressantes, drôles, tellement vraies surtout. Voici donc une petite sélection thématique sur la procrastination.

La première vidéo, de l’artiste Johnny Kelly est une belle illustration de la façon dont la procrastination peut-être l’élément fondateur de la création :

La seconde est l’œuvre d’une troupe de talentueux artistes américains qui font du Broadway sur Youtube (c’est un piège, l’air va vous rester dans la tête un moment !) : « Procrastination, the muscial »

Si vous êtes fan de Doctor Who, de GTA, que vous voulez vous moquer de votre addiction à Facebook, de nombreuses vidéos vous attendent sur l’excellent chaîne Youtube de AVbyte.

Enfin, voici ma procrastination assumée, au crayon à papier sur des feuilles de brouillon…

Cette présentation, je l’ai faite pour la soirée END (trois lettres en rouge, typo sans empattement sur un fond blanc, ça vous rappelle peut-être quelque chose…) de Jean-Baptiste. Je l’ai bien sûr faite le matin pour le soir, donc, j’ai pris des brouillons chez mon père, fait quelques dessins à la va-vite, photographié mes feuilles que j’ai ensuite enregistrées dans un Powerpoint. J’ai ensuite révisé mes fiches dans le bus qui nous conduisait à la soirée et pouf pastèque. C’est carrément brut de coffrage, mais au moins vous ne saurez pas ce que ça donne si j’avais pris le temps de bien le faire (ou de le refaire).

Procrastination forever !

Un papier peint maison

La redécouverte de la gomme à graver il y a quelque mois m’a incité à ressortir mes gouges et à faire quelques tentatives diverses (merci encore Pinterest, pour l’idée). Je ne suis pas une grande dessinatrice (ouhla, non !), mais j’ai fait quelques essais sympas en achetant des tampons encreurs pour le tissu (chez Rougié et Plé). J’ai voulu aller plus loin dans une tentative déco en choisissant un motif et en le reproduisant (plutôt aléatoirement) sur un grand morceau de papier.

IMG_0352J’ai donc choisi un motif que j’ai trouvé sur Flickr.IMG_0360Je l’ai reproduit et adapté à mon morceau de gomme à graver acheté chez Joop Stoop, dans le 13ème arrondissement à Paris.IMG_0362Je l’ai ensuite gravé en essayant, cette fois-ci, de ne pas m’enfoncer la gouge dans le pouce. Bon, c’était il y a longtemps et on m’avait bien dit de ne pas mettre ma main devant la gouge. Et bien sûr, je n’ai pas écouté…  IMG_0370Enfin, j’ai reproduit mon motif sur une grande bande de papier d’un rouleau Ikea. Le truc, c’est qu’il s’agit d’un papier acide d’assez mauvaise qualité, il a beaucoup jauni depuis.IMG_0367Et voilà ! L’expérience est assez concluante, mais à retenter sur un autre papier et, peut-être cette fois-ci, en créant un gabarit pour aligner correctement le motif.