Procrastination, mon amour

Bon, il y  avait du Marguerite Duras au concours de conservateur des bibliothèques, et moi, je me suis bien amusée, j’ai rebalancé tout ce que j’avais entendu dans l’excellente émission de février de Studio 404 (l’émission de société numérique). Et même si je n’ai pas répondu correctement au sujet et qu’il y avait pas mal d’approximation dans ma copie, je me suis fait plaisir (mot-dièse masochiste).

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J’ai au moins 6 articles en attente sur ce blog, dont plusieurs qui parlent de la procrastination… Coïncidence ? Je ne crois pas.

Alors, tant qu’à ne pas avancer, autant parler podcast. Je vous propose donc mes plus préférés épisodes de podcasts de ces derniers temps (avec pas que des trucs récents, attention). Si vous avez des propositions, je suis toute ouïe !

#1 : mon meilleur 2 heures de perdues : Die Hard – Piège de cristal, quoi. Je l’ai écouté en courant, je me suis étouffée de rire plusieurs fois, pas une bonne idée, en plus, les autres coureurs me regardaient bizarrement… C’est plein de blagues potaches, pas toujours subtiles, mais on ne peut s’empêcher de rire avec les différents animateurs de cette émission sympathiquement foutraque et très aléatoire. Grâce à eux, j’ai découvert Fast & Furious, je ne les remercie pas.

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#2 L’interview de Pénélope Bagieu dans La poudre. Ce podcast est pour moi une découverte totale, j’avoue ne pas être totalement fan de la voix justement très poudrée de son animatrice, mais c’est une émission intelligente qui laisse la place à ses invitées, la parole est libre, vraie et touchante. Et j’étais ravie d’écouter cet entretien de l’auteur Des culottées (vivement mon anniversaire, d’ailleurs).

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#3 : le très marquant épisode 60 Words de Radiolab (en anglais). Sur les 60 mots prononcés par le président Bush, après le 11 septembre et qui plongèrent les États-Unis dans une guerre sans fin. Radiolab est le podcast qui m’a fait découvrir ce média. Malgré parfois les difficultés d’une écoute en anglais, il est très compréhensible. Souvent drôle, parfois émouvant, toujours intéressant et très américain dans son côté storytelling, la qualité du montage, l’intelligence des animateurs, la diversité des sujets le rendent particulièrement accrocheur et attachant. Les sujets sont très variés, surtout tournés vers les sciences et les faits de société.Radiolab_1

Et vous, qu’écoutez-vous ?

 

Petits liens post week-end makers/hackers

mrr.jpg Parce que je meurs d’amour pour Elliot Alderson et que j’ai toujours rêvé de faire un mémoire sur l’esthétique de l’informatique dans la culture populaire : un article (en anglais) sur l’aspect réaliste du piratage informatique dans la série Mr Robot.

Parce qu’il y a un hobbit qui sommeille en chacun de nous et que des makers qui ont une démarche écologique, économique, écoresponsable forte, ça remonte le moral : la Tiny house de Lætitia.

Parce que Google n’est pas ton ami : deux ans de Dégooglisons l’Internet par Framasoft, une communauté qui promeut le logiciel libre.

Et enfin, parce que j’ai eu le plaisir de les rencontrer lors de Nuits blanches ce samedi, à Paris : de la lutherie hybride, des makers et du falab en puissance (et puis bon, ils ont participé au Hackerspace Festival, alors la boucle est bouclée) : le collectif Trublion et ses instruments peu communs !

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Hurgy toy par Léo Maurel

Mon vélo, mon amour, mes emmerdes…

Faire du vélo.

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Vous voyez ces beaux vélos vert d’eau, maintenant, l’un des deux est ma nouvelle licorne (photo La Bicyclette)

J’ai mis tellement, tellement, tellement, tellement longtemps à passer mon permis (je viens de le récupérer hier à la poste, de la sueur, du sang, des larmes et ça n’a plus que la taille d’une carte bancaire ?) que le vélo a été mon partenaire pendant mes études à Rennes, mon boulot à Fougères, à Angers (avant de tomber en panne) et puis à Paris.

Pourtant, j’enchaîne toujours les emmerdes et je ne sais combien de fois j’ai du le faire réparer depuis que je l’ai (le nouveau, pas l’ancien pourri qui est allé se faire recycler ailleurs). J’ai crevé deux fois, au bout de la deuxième fois, j’ai fait mettre un super pneu Schwalbe, changer le fond de jante -conseil de frangin, dévoiler la roue… Et le truc le plus bête : j’ai fais régler mon guidon. Je dis bête parce que je me suis fait une double tendinite aux pouces car il était légèrement trop bas.

J’ai également mystérieusement déraillé deux fois de suite le jour où je suis allée chez le kiné pour être sûre d’avoir les mains bien bien pleines de graisse avant d’aller à mon rendez-vous. Depuis, plus rien, ah ah, la bonne blague !

Dans le titre, j’aurais du rajouter, ma procrastination : je mets toujours un temps fou à le réparer ou plutôt à le faire réparer, étant devenue allergique à la réparation des vélos (les vélos pourris achetés à Emmaüs et moi, avons une longue histoire de réparations). J’ai donc passé du temps à y penser avant d’agir et j’ai finalement fait réparer mon ancien vélo, une fois, deux fois, x fois, jusqu’à ce que le coût des réparations dépasse celui du vélo. Une entrée de gamme ça ne tient pas du tout la route dans une utilisation quotidienne. Mais alors pas du tout… Et chez Décathlon, ils ne sont pas franchement bon en réparation.

Aujourd’hui, j’ai deux vélocistes super : Cycles Éric à Suresnes et la Bicyclette, l’atelier, rue Crozatier dans le 12ème. Pour les seconds, même pas besoin de faire de publicité ! Le père tient une boutique neuf et occasion dans la même rue et les fils font les réparations. Ils sont toujours plein, mais disponibles.

Je suis passée samedi matin et l’on m’a réparé mon vélo entre deux arrivées (que des bricoles, heureusement pour moi, mais la perte de mon frein avant sur la route, c’était un peu urgent à faire réinstaller). Et je n’ai rien payé… Pendant le temps où j’étais là, je ne sais combien de personnes sont passées pour déposer un vélo, réparer sur place en vitesse, faire regonfler leurs pneus… J’ai déposé un pourboire dans le petit cochon à la caisse, quand même. J’étais ravie de pouvoir repartir immédiatement avec un frein retrouvé dans la boutique, une selle rehaussée, un pneu remis droit et une chaîne vérifiée.

Voilà, j’ai retrouvé mon identité parisienne avec mon vélo, et si je peux vous donner un conseil, si vous avez les moyens de le suivre (moi je n’ai pas pu, pour le moment) : investissez ! Dans un bon vélo, dans un système Shimano de gamme Sora, Deore, Deore Lx au max (en évitant Alivio, Acera ou Altius – merci Maxime pour le conseil). Dans un bon cadre, dans un casque (conseil de ma kiné) et dans des barrettes réfléchissantes.

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Et si vous voulez vous faire plaisir, en tant que fille, avec un super système de sac élégant et pratique (et tellement bien pensé), offrez-vous un sac Lady Harberton Messenger découvert sur le blog Mange tes légume

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ça, c’est Camille avec son sac Lady Haberton

Procrastination

Quit procrastinating

Aaaah la procrastination, mon amie, ma partenaire, ma faiblesse, ma force ?

Il faut du temps, ou une bonne analyse, pour délier les écheveaux des motifs qui nous poussent à procrastiner. Moi, c’est la peur de voir, dans mon travail (artistique ou intellectuel), les limites de mes compétences ou de mon intelligence. Je préfère procrastiner, faire tout au dernier moment, pour éviter de faire bien les choses et d’être jugée à travers elles.

Et puis la procrastination, qui n’a pas eu besoin d’Internet pour voir le jour (je me souviens de ma méthode pour rédiger mes dissert’ de philo, lorsque je passais des heures au CDI ou à la bibliothèque municipale pour lire sur les sujets de ma dissert, me laissant porter par la sérendipité pour finir par rédiger le dimanche soir pour rendre la copie le lundi matin…), est mon dada depuis quelques années, parce qu’elle permet aussi des créations intéressantes, drôles, tellement vraies surtout. Voici donc une petite sélection thématique sur la procrastination.

La première vidéo, de l’artiste Johnny Kelly est une belle illustration de la façon dont la procrastination peut-être l’élément fondateur de la création :

La seconde est l’œuvre d’une troupe de talentueux artistes américains qui font du Broadway sur Youtube (c’est un piège, l’air va vous rester dans la tête un moment !) : « Procrastination, the muscial »

Si vous êtes fan de Doctor Who, de GTA, que vous voulez vous moquer de votre addiction à Facebook, de nombreuses vidéos vous attendent sur l’excellent chaîne Youtube de AVbyte.

Enfin, voici ma procrastination assumée, au crayon à papier sur des feuilles de brouillon…

Cette présentation, je l’ai faite pour la soirée END (trois lettres en rouge, typo sans empattement sur un fond blanc, ça vous rappelle peut-être quelque chose…) de Jean-Baptiste. Je l’ai bien sûr faite le matin pour le soir, donc, j’ai pris des brouillons chez mon père, fait quelques dessins à la va-vite, photographié mes feuilles que j’ai ensuite enregistrées dans un Powerpoint. J’ai ensuite révisé mes fiches dans le bus qui nous conduisait à la soirée et pouf pastèque. C’est carrément brut de coffrage, mais au moins vous ne saurez pas ce que ça donne si j’avais pris le temps de bien le faire (ou de le refaire).

Procrastination forever !

Un papier peint maison

La redécouverte de la gomme à graver il y a quelque mois m’a incité à ressortir mes gouges et à faire quelques tentatives diverses (merci encore Pinterest, pour l’idée). Je ne suis pas une grande dessinatrice (ouhla, non !), mais j’ai fait quelques essais sympas en achetant des tampons encreurs pour le tissu (chez Rougié et Plé). J’ai voulu aller plus loin dans une tentative déco en choisissant un motif et en le reproduisant (plutôt aléatoirement) sur un grand morceau de papier.

IMG_0352J’ai donc choisi un motif que j’ai trouvé sur Flickr.IMG_0360Je l’ai reproduit et adapté à mon morceau de gomme à graver acheté chez Joop Stoop, dans le 13ème arrondissement à Paris.IMG_0362Je l’ai ensuite gravé en essayant, cette fois-ci, de ne pas m’enfoncer la gouge dans le pouce. Bon, c’était il y a longtemps et on m’avait bien dit de ne pas mettre ma main devant la gouge. Et bien sûr, je n’ai pas écouté…  IMG_0370Enfin, j’ai reproduit mon motif sur une grande bande de papier d’un rouleau Ikea. Le truc, c’est qu’il s’agit d’un papier acide d’assez mauvaise qualité, il a beaucoup jauni depuis.IMG_0367Et voilà ! L’expérience est assez concluante, mais à retenter sur un autre papier et, peut-être cette fois-ci, en créant un gabarit pour aligner correctement le motif.

Défi lecture 2015

Défi lecture 2015

La procrastination sur Pinterest n’a pas que des mauvais côté puisqu’elle permet, outre de rêver à ces milliers de DIY que l’on ne fera jamais et aux milliers d’appartements à la décoration splendide que l’on n’habitera jamais, de trouver des petites choses sympa comme ce défi lecture  du site américain PopSugar. Je me suis empressée de le mettre sur mon propre tableau Pinterest  et de le partager sur Facebook. J’ai également ouvert un petit Framapad, qui permet à toutes les personnes qui ont envie de participer, de pouvoir inscrire les livres qu’ils ont lus, pour chaque catégorie, avec une petite appréciation, s’ils le souhaitent.

L’intérêt de ce défi lecture est de sortir de sa zone de confort et de ses habitudes de lecture pour aller voir un peu ailleurs. De fait, pour chaque critère, j’essaye simplement de chercher un livre qui y corresponde stricto sensu sans m’attacher à l’auteur ou à l’édition. Cela permet ainsi, en bibliothèque ou en librairie, de se laisser porter par les découvertes, qu’elles soient décevantes (La 27ème ville de Jonathan Franzen, éditions l’Olivier, 2001, qui ne m’a pas enthousiasmé) ou bouleversantes comme Anima de Wajid Mouawad chez Actes Sud.

Bon, j’ai emprunté Le chagrin du roi mort de Jean-Claude Mourlevat car j’adore cet auteur, mais il n’y pas de critère pour celui-là. Tant pis…

Crédit photographique : http://undergroundnewyorkpubliclibrary.com, excellent Tumblr de lecteurs pris sur le vif dans le métro new-yorkais.